
Rien ne se dépose vraiment dans Lait cru : ni le froid, ni la faim, ni les odeurs, ni les bêtes. Depuis une chambre de soin où l’écriture le ramène vers son passé, le narrateur de Steve Poutré rouvre son enfance dans une ferme des Cantons-de-l’Est. Le roman avance par fragments sensoriels, entre rudesse agricole, vertige mental et violence familiale, sans folklore ni nostalgie. À surveiller, dès le 20 août.