
Un absent occupe tout l’espace dans Le ciel est immense. Pour Raphaële Gueit, libraire à 47° Nord, à Mulhouse, le roman de Feurat Alani saisit d’abord par cette tension : une disparition familiale, longtemps tue, commande le mouvement entier du récit. Le livre s’ouvre comme une enquête intime, mais son horizon s’élargit vite. Derrière l’oncle effacé, pilote devenu figure presque mythique, se dessinent une famille, un pays, une histoire politique et une manière d’habiter les silences.