Nicolas Bonin

Bonjour les Book’Ineurs, nous voici de retour avec l’interview de Nicolas Bonin, créateur de 8000mondes et auteur du livre fantastique « Animae Symphonia » que j’ai adoré

On commence par un message qu’elle vous adresse chers lecteurs :

Une très bonne année 2020 ! Qu’elle vous apporte du rire, de la joie et des livres passionnants ! Merci beaucoup de me lire et de me faire des retours !

Présentation

Je m’appelle Nicolas Bonin et comme j’ai un prénom super rare et un nom original, j’ai décidé de les garder comme pseudo littéraire. J’ai 42 ans, l’âge du « sens de la vie » pour Douglas Adam (« Le guide du voyageur galactique »).
J’ai créé en 2016, la start-up 8000 Mondes pour produire des séries radiophoniques, conçues comme des séries télé. Elle occupe beaucoup de mon temps, mais j’aime bien m’échapper dans la lecture et l’écriture. Je joue un peu de musique, essentiellement pour mes enfants.

Quelles études as-tu faites ? Quelles ont été tes orientations professionnelles ?

J’ai une maîtrise d’histoire et j’ai étudié le monde arabo-musulman au Moyen Age.
J’ai été dix ans journaliste, après avoir été formateur en lutte contre l’illettrisme. Depuis 2016, j’alterne entre une activité d’indépendant et la production de séries audio avec 8000 Mondes.

Comment te verrais-tu dans une dizaine d’années ?

Dans 10 ans, j’aimerais me retourner sur mon chemin et y trouver de nombreuses œuvres audios ou écrites. Je rêve d’écrire un jour une série télévisée.

 

Côté lecture

Dis-nous tout ! De quoi est composée ta bibliothèque : Numérique ? Papier ? Ton livre et ton personnage préférés ? Ton auteur favori ? Le style de livre que tu préfères ?

Je suis de plus en plus numérique car ça me permet d’avoir très rapidement les ouvrages que je veux lire, mais je ne dis pas non à un bon livre papier !
Le livre que j’ai le plus relu est Harry Potter. J’adore l’écriture de JK Rowling, son univers riche et simple en même temps.
Mon personnage préféré, c’est Arsène Lupin, j’adore l’idée de ce personnage double : gentleman et cambrioleur.
Mon auteur préféré, difficile à dire. Il y en a trop : Rabelais, Camus, Vian, Barjavel, Orwell, London, Huxley, Wells… et bien sûr JK Rowling !
Côté style, je n’en ai pas. Je peux aimer un classique comme une œuvre contemporaine, trouver du plaisir dans une BD ou un livre pour enfants. J’aime voyager et réfléchir avec la Science-fiction, m’immerger dans un bon polar, rire avec une œuvre. Comme disaient les Inconnus en parodiant le rock alternatif : « Pas de style, pas d’étiquette ! »

 

Parlons de tes écrits

Depuis quand écris-tu ? Quel a été ton premier texte ?

J’ai commencé à écrire au collège en voulant imiter Baudelaire. J’ai tenté plusieurs romans, jamais abouti. Au lycée, je me suis essayé à des concours de poésie ou de nouvelles. La première œuvre aboutie que je termine, c’est un roman de cape et d’épée en 2001. J’ai ensuite rédigé plusieurs romans, jamais publiés. Je sors du bois en 2013 en remportant un concours de nouvelles, puis il y aura ma série audio « Orsan » (mais je n’étais pas seul pour l’écrire). « Animae Symphonia » est mon premier roman publié.

De quoi t’inspires-tu ? D’où te vient le nom de tes personnages ? Les situations que tu décris ?

Pour Animae Symphonia, je me suis inspiré de mes années lycée. J’avais commis un recueil de nouvelles pour raconter mon expérience de l’époque et ce que la musique m’a appris. La seule nouvelle qui était bonne dans ce recueil, était celle qui ne copiait pas la réalité, mais la revisitait à travers un voyage temporel. Lorsque j’ai découvert le concours Fyctia, je me suis dit que je pourrais créer une histoire à partir de mon expérience de lycéen, mais sans copier la réalité.
Je passe du temps à travailler sur les noms. J’aime que le sens et l’étymologie parlent. La ville de Montgimel est inspirée d’un des noms qu’a eu la ville de Longjumeau au Moyen-Age. C’est un nom qui dérive d’un mot gaulois évoquant le marché. On y trouve un lycée Saint-Saëns, normal puisqu’il y a un carnaval d’animaux et de musique. Stéphane a, quant à lui, un prénom très courant et son nom rappelle les bardes gaulois. Il sonne également comme un nom Portugais, je voulais qu’il ait cette origine en partie, comme beaucoup de mes amis d’enfance.

Animae Symphonia est une fiction, les situations y sont donc totalement vraies ! Certaines plus que d’autres.

Parmi tes écrits, lequel est ton préféré ?

Celui que je vais écrire prochainement.

Parmi tes personnages, ton préféré ?

Dans Animae Symphonia, c’est le personnage de Jean, car c’est le seul qui est inspiré entièrement d’une véritable personne.

Qu’écris-tu en ce moment ? Quel est le prochain livre à paraître ?

Là, je me remets à écrire des nouvelles pour retrouver un peu de concision et de simplicité. Je dois mettre en pratique les retours qu’on me fait sur le texte. J’ai également rédigé plusieurs projets de séries audio (dont une adaptation d’Animae) pour proposer à des partenaires.

Où écris-tu le plus souvent ?

Je prends des notes partout, mais j’écris à la maison.

Dans quels endroits insolites as-tu écris ? Aurais-tu une anecdote à nous raconter ?

Je peux écrire dans des cafés, en attendant les enfants qui vont à leurs activités.
Dans ma série « Orsan », j’avais imaginé un médecin ayant une personnalité Asperger (je n’aime pas le mot syndrome) et puis il y a eu « Code Black » ou encore « The Good Doctor ». On pense toujours être original, mais il y a des idées qui sont simplement « dans l’air du temps ».

 

Des détails sur ton projet en cours ?

Parle-nous de ce projet. En quoi consiste-t-il ? Pourquoi t’être lancé maintenant ?

J’ai lancé ce 6 janvier une prévente pour éditer une version papier dédicacée et numérotée. La prévente prendra fin le 31 janvier. Ce sera la clôture de l’aventure Animae Symphonia, qui vivra ensuite sa vie en librairie numérique uniquement.

Animae est né avec le concours d’écriture, organisé par Fyctia le 8 janvier 2019. J’ai découvert le sujet le 27 décembre 2018 et ça a été un marathon d’écriture ! Entre le 27 et le 8, je me suis plongé totalement dans l’œuvre pour créer un premier plan de l’histoire et écrire les huit premiers chapitres. J’ai publié une cinquantaine de chapitres pour le concours. C’est la première fois que je livre cette phase d’écriture. Elle m’a permis de décrocher une place en finale. Je devais ensuite envoyer un manuscrit complet avant le 9 mai et j’ai choisi de réécrire complètement les 94 chapitres, pour tenir compte des retours et réactions. Je n’ai pas été choisi par le jury, mais il a eu la gentillesse de m’en expliquer la raison en m’indiquant ce qu’ils avaient aimé et ce qui leur avait déplu. Je me suis remis à travailler le texte, mais je n’avançais pas. En octobre, Fyctia a proposé d’accompagner les auteurs souhaitant s’auto-publier et j’ai intégré un « Wordcamp » avec une dizaine d’auteurs. Ça m’a permis d’apprendre énormément de choses et surtout, de boucler ma troisième phase d’écriture. Quelques amis m’ont aidé en relisant sur le fil le manuscrit pour me permettre de publier une version numérique le 14 novembre dernier. A partir de cette date, j’ai commencé à avoir des retours de lecteurs et de blogueurs.

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Comment t’es venue l’idée de ce livre?

Après avoir tenté d’écrire un recueil de nouvelles sur mes années lycée, j’ai utilisé cette manière pour participer à un concours de romans fantastiques.

Ton inspiration?

Dans ce roman, j’ai beaucoup travaillé sur la musique (Pythagore notamment), mais également sur le mythe d’Orphée. Je n’ai pas pu m’empêcher de glisser des références à la mythologie française d’Henri Dontenville ou aux Gaulois, tel que nous les fait découvrir l’archéologue Jean-Louis Brunaux.

Côté musical, je me suis tenu à des musiques qu’on pouvait écouter en 1992-1993.

Où se déroule-t-il?

Il se déroule à Montgimel dans l’Essonne, plus précisément au lycée Saint-Saëns, dans les années 90.

En résumé ?

Au lycée de Montgimel, on ne plaisante pas avec la musique. On ponctue l’année avec des concerts. Le jeune Stéphane Bardos découvre un mystérieux instrument de musique avec lequel il va devoir défaire la malédiction qui s’empare de ses amis, les liant à d’étranges animaux.

Une anecdote particulière en lien avec ton livre ?

J’ai vraiment marché sur mon Jack en plein concert !

Qu’aimerais-tu nous dire sur « Animae Symphonia » ?

Ne vous fiez pas aux apparences !

Des remerciements ?

Merci à celles et ceux qui le lisent !

 

Book’In Quizz

Dis-nous tout, si tu étais … :

Un livre ? « Croc blanc » ! L’histoire d’un loup qui devient sage.

Une saison ? L’hiver parce qu’il fait un peu chaud en ce moment.

Une chanson ? « L’oiseau et l’enfant », je suis né le lendemain de la victoire française à l’Eurovision.

Un film, une série ? La série « Battlestar Galactica » parce que je sais que je voyage, mais je ne sais pas comment je vais atteindre ma destination.

Un personnage ? J’aime beaucoup le résistant Jean-Pierre Levy, un homme qui mérite d’être connu.

Un métier ? Horloger, le métier de mon père, un peu artisan, un peu technicien, un peu artiste. 

Un prénom ?  Nicolas

Une chose ?  Un mediator 

Un animal ?  Une grenouille

Un lieu ?  La France

Une couleur ?  Le noir qui réunit toutes les couleurs. 

Une douceur ?   Une tarte citron meringuée. 

Une citation ?

Rien n’est jamais acquit à l’Homme, ni sa force, ni sa faiblesse

— Il n’y a pas d’amour heureux – Aragon

Un dernier mot ?

J’essaye d’écrire mes œuvres en faisant en sorte que le début donne une bonne indication de ce que sera la suite. Comme ça vous pouvez essayer gratuitement le début avec les extraits et savoir si vous continuerez ou non.

Pour terminer, un message à faire passer ?

Soignez votre musique intérieure, sans vous désaccorder du monde qui vous entoure.

 

Je te remercie Nicolas pour le temps que tu m’as accordé et je te souhaite le meilleur pour la suite 😉 
Book’Ineuses et Book’Ineurs, on se retrouve bientôt pour une nouvelle interview ^_^

Livresquement,
France B.

Quelques liens utiles :

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