Dans L’Aile droite (trad. Laure Hinckel), Mircea Cărtărescu plonge dans la Roumanie de 1989 par la porte étroite d’une cuisine, d’une mère et d’une ville en ruine. Entre pénurie, visions et mémoire filiale, le roman mêle l’histoire politique à une matière intime d’une densité rare. Une œuvre ample, parfois débordante, qui fait de Bucarest un paysage mental et de la survie quotidienne une expérience presque sacrée.