À quoi bon ? d’Olivier Dhilly s’ouvre sur un diagnostic de crise — politique, géopolitique, climatique, démocratique — et relie ces fractures à une perte de repères et à un basculement du rapport collectif au vrai, dont la « post-vérité » devient un symptôme. Dès l’entrée, l’essai place la question du sens sous le signe de Nietzsche, qui fournit la matrice du livre : « Que signifie le nihilisme ? Que les valeurs supérieures se déprécient. Les fins manquent ; il n’est pas de réponse à cette question : “À quoi bon ?”. »